Quand L’Oréal capitalise son patrimoine beauté…

Ou l’art de cibler une clientèle plus jeune …

L’Oréal ne cesse de vouloir étendre sa domination sur la monde de la cosmétique. Elle vient de mettre le grappin sur une marque de maquillage très pointue : Urban Decay. Tout le monde semble ravie de cette nouvelle acquisition mais concrètement quelles en sont les répercussions sur les consommateurs ?   Et bah RIEN ! Les palettes proposées resteront les mêmes et les prix ne changeront pas non plus. Le seul mérite que l’on peut mettre en avant reste le prix tout à fait abordables. Alors mesdames, êtes-vous tentez ?

Premier point de vue : Le prix, un redoutable prescripteur !

Toute shoppeuse addict qui se respecte sait que l’élément non négligeable lorsque l’on effectue  un achat est le prix. On ne va pas se mentir, en fonction de son porte-feuille on va plus ou moins céder à nos petits besoins (superficiels) vitaux. Le produit peut être sexy, mais si on a pas les moyens, il restera en magasin ! Trouver un produit à prix raisonnable et qui nous va bien, c’est trouver la perle rare. Et autant dire que dans ces cas là, on a un peu moins la main lourde et on se dit  » Ah, c’est une bonne affaire, je ne peux pas rater ça !  » et du coup on en prend des tonnes ! Tout ça à cause de ce sataner prix ! Il guide notre conduite et nous fait franchir la limite de la raison, pour nous faire tendre vers celui du coup de coeur.

Les jeunes, du fait de leur statut, ont généralement un petit pouvoir d’achat.  Au moment de l’acte, ils espèrent un retour sur investissement : « Ça valait le coup !  » Se disent-ils ! . Ainsi ils s’empêtrent dans une spirale de consommation où ils vont tenter d’allier prix et plaisir ! Tous bons plans est prétexte à l’achat. » C’est pas cher, je peux me l’offrir, alors j’achète ».

Les codes promos et autres mécanismes en tout genre véhiculent aussi une notion de temps. Un prix discount sur une durée déterminée. « Vite, Vite faut que je l’achète avant que les prix augmentent « . C’est un facteur aidant à l’achat compulsif. « C’est pas cher, j’en avais pas besoin, mais comme c’est pas cher, faut que je l’achète ! »

On notera que le prix est tout à fait subjectif ! Il est le résultat d’une norme sociétaire dont bien sur nous sommes les spectateurs  Nous subissons cette éducation monétaire afin de survivre et de s’intégrer dans la société qui nous régit. La question étant, comment considère t-on qu’un produit est cher ou non ?

Deuxième point de vue : L’argent ne dors jamais ! 

Le montant de la transaction n’a pas été rendu public mais le quotidien de Wall Street l’évalue entre 300 et 400 millions de dollars. Cela va permettre à l’Oréal de gagner des parts de marchés outre-Atlantique. En effet, L’Oréal est un groupe ancré dans une mentalité de « globalisation ». Le principe est simple : toujours faire tourner sa boutique ! Le rachat d’Essie en 2010, de Clarisonic en 2011…Alors tenez -vous prêt , la parade nuptiale à commencer !  Son objectif étant de séduire 70 millions de consommateurs supplémentaires d’ici 2020. Et pour ce faire, quoi de mieux que de prendre dans ses filets une marque experte du maquillage en forte croissance.  Une équation simple qui permet de faire un maximum de profit et que beaucoup de firme utilise Argent + Argent = Argent !    Essayez , c’est le ticket gagnant assurée !

Une conclusion : l’argent ne fait pas le bonheur ! 

Qui ose dire le contraire est un menteur ! L’argent contribue de manière non négligeable à l’élévation de l’homme. Il est au centre de toutes les règles sociétaires : bienséance, bien-être, savoir-faire … Il donne accès à des biens, à une culture, une éducation, un métier, une consommation de la société. Quelqu’un d’aisé aura plus facilement de chance de succomber à ses caprices et se faire plaisir de manière ponctuelle en achetant un produit qui réchauffe l’estime et le coeur. Contrairement à quelqu’un avec moins de revenus qui est spectateur de ce que lui propose la société et ne peut pas profiter autant qu’il voudrait des joies de la consommation. Ses choix seront dictés non selon ses envies mais selon ses capacités. Cela se traduit pas des bons plans, des codes promos, des bons de réduction … tout type de consommation qui rendront plus facile son intégration au sein d’un groupe. Ici, l’argent prend une vraie valeur identitaire !

« Je ne suis pas cher, achète moi et tu seras heureux !  » 

Peu importe l’art et la manière, On adore …